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lundi 1 mars 2010

En attendant Borobudur


En attendant un récit de ma visite de Borobudur et de Ratu Boko, voici le lien pour les photos. Le message arrivera dans la semaine, dès que j'aurais un peu de temps.

http://picasaweb.google.com/alban.sciascia/BorobudurRatuBoko?authkey=Gv1sRgCMGpqZD98LOrYA#

samedi 27 février 2010

un long weekend


En attendant un récit détaillé de ce long weekend, voici un premier lien pour les photos.
Vendredi, montagne.
Aujourd'hui, plage.
Demain, temple.
Beaucoup de choses à raconter, beaucoup de rencontres le long des routes indonésiennes.

Pour la première salve de photos, voir ici:
http://picasaweb.google.fr/alban.sciascia/20100227Parangtritis#

dimanche 7 février 2010

Visite du Kraton



J'ai profité de mon dimanche pour visiter la principale attraction de la ville, le Kraton. Il s'agit du palais du Sultan. Ce dernier réside toujours dans le Kraton et conserve des fonctions politiques de premier ordre. Il est par ailleurs gouverneur de la province. Le sultanat de Yogyakarta puisse son origine dans la scission du sultanat de Mataram en 1755. A l'issue de la guerre d'Indépendance contre les Hollandais, le Sultanat intégra la République d'Indonésie.

Le palais du Sultan porte donc le nom de Kraton et peut-être visité. Architecturalement, nous sommes bien loin des temples hindouistes ou bouddhistes, des mosquées ou églises qui composent le paysage javanais. Non pas que cette architecture ne soit pas resplendissante, mais elle paraît toutefois bien pauvre. Mais si l'on visite le Kraton, c'est plus pour des spectacles culturels javanais qu'autre chose. J'ai donc eu l'occasion d'assister à de sympathique spectacle de danse locale durant ma matinée.

La visite est extrêmement rapide, mais elle a le mérite d'offrir un large aperçu de ce qu'est aujourd'hui le sultanat de Yogyakarta. En effet, dans la mythologie javanaise, le Sultan est en relation directe avec différents dieux et esprits dont la plus célèbre est sans doute Nyai Roro Kidul (la Déesse des mers du Sud). Cette dernière est même considérée comme l'une des femmes du Sultan. Le Kraton a donc un sens fort pour les javanais: il est dans l'axe du volcan Merapi et de l'Océan Indien, royaume de Nyai Roro Kidul*.


Les danses retranscrivent, sur un fond musical de Gamelan, les traditions et légendes javanaises et sundanaises. Après y avoir assisté, je me décide à manger pour l'une des premières fois depuis mon arrivée dans un véritable restaurant. Ce dernier me réconciliera avec la cuisine locale qui - je me répète - est bien loin de la nourriture thaïlandaise.

Mais l'humidité commence à croître et la pluie arrive. il est temps pour moi de rentrer avant d'assister à un orage d'une rare violence et aux éternelles trombes d'eau. Cette saison des pluies dépasse tout ce que j'avais pu imaginer. J'espère pouvoir profiter d'un temps clément pour une excursion. Au choix, bord de mer ou Borobudur.

Les photos de cette visite sont disponibles sur l'album Jogja dont je vous rappelle l'adresse:
http://picasaweb.google.fr/alban.sciascia/IndonesieYogyakarta#

* Il est d'ailleurs formellement déconseillé de se baigner sur la côte sud de Java vêtu de vert. Cette couleur serait celle de la Déesse des mers du Sud. La légende dit que tous les baigneurs vêtus de vert périssent dans les eaux de l'Océan Indien bordant la principale île indonésienne.
J'ai pris un maillot bleu, mais vu l'état supposé de la mer et la force des courants, je ne compte me baigner qu'à Bali ou en piscine.

dimanche 31 janvier 2010

Prambanan




J’ai profité de mon dimanche pour me rentre aux temples de Prambanan. Ces derniers sont situés à 17 km de Jogja (abréviation locale pour Yogyakarta). La voie rapide pour s’y rendre reste très fréquentée, y compris le dimanche. Après une bonne demi heure en scooter, me voici donc sur place. Il s’agit d’un ensemble de temples hindouistes construits aux alentours du IXème siècle. Le site est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et pour certains, il surpasse même Borobudur, joyaux bouddhiste de la région.
J’ai pour ma part grandement apprécié le calme, comparable à celui ressenti à Ayyuthaya en Thaïlande. Comme de nombreuses personnes ayant visité ce site, j’ai toutefois été déçu de ne pouvoir accéder à l’ensemble des temples. En effet, détruits une première fois au XVIème siècle par un tremblement de terre, les temples furent dans redécouvert par l’un des émissaires de Sir Thomas Raffles, figure légendaire de l’épopée britannique dans la région – qui donnera lieu à l’implantation britannique en Malaisie, en Birmanie et dans l’actuelle Cité-Etat de Singapour.
Une tentative de restauration verra le jour en 1918, mais elle ne sera effective que dans les années 1930. Toutefois, le tremblement de terre de 2006 a fortement endommagé l’ensemble des temples, et il est aujourd’hui seulement possible d’entrer dans un seul des temples. L’autre déception vient du temps, nuageux en cette saison, qui ne permets pas d’avoir une vue dégagée sur le mont Merapi, volcan actif de Jogja.
Mais la visite et le cadre de ces temples vaut à lui seul la fatigue occasionnée par la conduite locale. A la fin d ema visite, j’ai pu voir une sorte de spectacle/rituel initiatique local au curs duquel un jeune home entrait en transe. Ainsi, je repensais à tout ce que j’ai pu lire sur la magie noire javanaise, sur l’Amok, cette folie locale que décrivait Zweig. Je suis resté pendant de longues minutes, immobile, à me demander quelle était la part d’activité touristique dans cette démonstration. En regardant de plus près le regard des « spectateurs », en voyant l’état du jeune homme à l’issu de cette « cérémonie », je pense que la part de réel est plus importante que je ne l’aurais escompté.

Je compte essayer de visiter le palais du Sultan lors d’une matinée de cette semaine, puis partir voir les plages de Parangtitris dimanche prochain. C’est ici que l’Océan Indien vient frapper rencontrer l’île de Java. La baignade est formellement interdite, du fait de la puissance de l’Océan, de ses courants et de ses vagues dépassant régulièrement les 4 mètres de haut. Par ailleurs, des falaises sculptées dans la roche volcanique encadre cette plage. Me voici donc tout impatient de rejoindre cette nouvelle destination dimanche prochain. Mais avant cela, une longue semaine de travail est prévue, avec notamment mes premiers cours intensifs de langue.

PS : les photos de Prambanan sont disponibles ici: http://picasaweb.google.com/alban.sciascia/Prambanan