Affichage des articles dont le libellé est vie quotidienne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est vie quotidienne. Afficher tous les articles

mercredi 16 mars 2011

Football et jet lag

Il y a bien longtemps que je n'avais compléter ce blog. Il faut dire que la charge de travail actuel ainsi que de multiples activités annexes ne m'en laisse pas le temps. Je profite toutefois de cette nuit pour m'y remettre. Car ce soir, c'est Ligue des Champions. Il est loin le temps ou je me rendais a Gerland pour suivre l'OL a un horaire correct. Car oui, le décalage horaire oblige quelque peu a jongler avec mes capacités physique pour suivre le match.

Six heures de décalage horaire. le match commence donc a 2h45 heure locale. Et déjà un dilemme. Dormir avant ou tenter la nuit blanche? C'est toujours pour la seconde solution que j'opte. On s'arme alors de patience, en essayant de rattraper le retard sur les articles en cours, puis vient l'avant match. Un avant match loin de Lyon, ca se résume pour moi a acheter des bières Bintang ou Bali Hai ( pas franchement le genre de bière que l'on apprécie, mais on fait avec les moyens du bord). puis, je cherche sur quelle chaîne le match sera diffusé. Les Indonésiens - a l'instar de l'ensemble des populations d'Asie du Sud-est - sont absolument fans de 3 choses dans le football:
- La Premier League
- Le FC Barcelone
- l'AC Milan

Bref, tout ce a quoi le football indonésien ne ressemblera jamais. Fort heureusement, le fait de rencontrer Madrid offre a l'OL la chance d’être diffusé sur RCTI, la télévision nationale. Chance pour l'OL, mais pas pour moi. Tout commence par les analyses d'avant match des experts indonésiens. Bien sur, l’émission est sponsorisée par une marque de cigarettes ( comme tout en Indonésie, des équipes sportives des lycées aux concerts des grandes stars internationales: c'est la clope qui paie).

Puis, passé le temps des approximations des experts - pour qui le match de ce soir se résume a Cristiano Ronaldo, star de Madrid - vient le match, avec commentaires en anglais. Mais vient le plus dur. Résister face au sommeil, se rendre compte que le match n'est toujours pas fini lors de l'appel a la prière matinale. Se coucher vers 5 heures du matin et se rendre compte que dans quelques minutes, la matinée indonésienne va commencer. Avec tout d'abord le passage des vendeurs ambulants: chacun diffuse une musique spécifique: les brioches industrielles chargées de sucre de Sari Roti, puis le laitier, suivi de près du vendeur de Bubur, sorte de porridge de riz. Enfin, au loin, des notes qui rappelle la Lambada, c'est un autre vendeur de "roti", sortes de viennoiseries industrielles. Et tant d'autres... entre 5h30 et 9h00 du matin. Entre temps, avant 7h00,c'est tout le petit monde de mon voisinage qui part sur le chemin du travail.

Et moi, j'essaye de récupérer et de me motiver. La passion n'a pas de prix, mais de temps en temps, il serait bon qu'elle se vive sans décalage horaire ...

vendredi 9 juillet 2010

L'hôpital


Parce qu'il fallait bien y passer autrement que pour une consultation, je me suis retrouvé hospitalisé pendant quelques jours. La faute à une infection urinaire résistante aux bactéries et qui commençait à infecter un certain nombre de fonctions de mon corps. Tout à débuté avec des douleurs dans le bas du dos jusqu'à l'emplacement supposé des reins. Le tout accompagné d'une fièvre en progression. Ainsi, le lundi soir, malgré 4 grammes de paracétamol et de nombreuses compresses, je ne descendrais pas en dessus de 38,5°. Décision est prise d'aller à l'hôpital, et le choix est arrêté sur Panti Rapih, hôpital privé catholique (car oui, n'oublions pas que nous sommes en Indonésie et que tout est religieux - ce qui commence à vraiment me lasser, mais c'est un autre sujet).

Une fois à l'hôpital, j'annonce clairement à l'accueil, je veux voir un autre urologue que celui qui ne m'a prescrit que des antibiotiques de base pour une durée de 5 jours. Après une longue attente, le médecin me reçoit et décide de m'hospitaliser un minimum de 3 jours. Mais avant toute chose, il décide de me faire passer une échographie. Première échographie pour ma part et première surprise à cette occasion.J'apprends en effet que je n'ai qu'un seul et unique rein, et qu'il y aurait quelque chose de pas très net à l'intérieur de ce dernier. Me voici dans l'attente de nouveaux examens.

Fort heureusement, ces derniers ne révèleront rien de grave. Après 3 jours, j'ai l'autorisation de sortir. Je passerais alors l'après midi à régler les différents problèmes d'assurance. Et les jours suivants à prendre un peu de repos. Je me serais bien passé de tout ça, mais fort heureusement, j'ai été dirigé vers le meilleur hôpital de la ville, comme quoi, tout s'arrange.

Petite anecdote avant de terminer. Panti Rapih est donc un hôpital privé catholique. c'est ainsi que le soir, les infirmières venaient me proposer une communion. J'avoue avoir eu peur le premier soir. Et encore plus quand j'ai vu la tête de l'infirmière lorsque j'ai refusé. Elle n'a cessé de me répéter que j'étais inscrit en tant que catholique, et qu'elle ne comprenait pas. J'ai donc improvisé un petit cours sur l'athéisme et la laïcité - qui n'a servi à rien. En désespoir de cause, je lui ai annoncé que je préférais faire ça seul afin d'être tranquille. Parfois, l'Indonésie est un pays qui peut être fatiguant moralement...

dimanche 27 juin 2010

Pied marin à Tanjung Priok



Mais à quai. Je reviens de quelques jours à Jakarta où j’étais affecté comme officier de liaison dans le cadre de ma fonction de réserviste. Il s’agissait ici de préparer l’escale du BCR Somme, Bâtiment de Commandement et de Ravitaillement au sein duquel est affecté l’Etat-Major Inter Armées française pour l’océan indien.

Levé tôt et couché tard pendant 3 jours, j’ai pu profité d’une sorte de retour aux sources qui m’a fait le plus grand bien ; Si la mission n’est pas la plus difficile qu’il soit (escorter des autorités françaises auprès de leurs homologues indonésiens et servir de temps à autre d’interprète, elle est extrêmement prenante et fatigante. Mais il y a de nombreux bons côtés- outre le fait de retrouver enfin e la bonne nourriture de chez nous et un peu de vin – et l’accueil réservé par l’équipage fut chaleureux. Je serais bien resté plus longtemps, et j’espère pouvoir a nouveau me retrouver dans cette fonction.


P.S.: retour en France le 14 août prochain, avec une arrivée à Genève.

jeudi 17 juin 2010

Décidément…

Il faut que je trouve un peu de temps pour alimenter le blog. Non pas que je sois overbooké ces derniers jours, mais j’ai toutefois pas mal de travail. Le premier, c’est de trouver un moyen de poursuivre mes recherches ici, soit par le biais d’un financement, soit par un emploi. Pour le moment, on ne peut pas dire que j’ai beaucoup d’opportunités. Les seules réponses que j’ai pu avoir s’avèrent à ce jour négatives. Mais je ne désespère pas.
Il faut dire aussi que je suis assez pris dans l’organisation de mon emploi du temps, et notamment mes terrains de recherche. C’est une déception, mais aujourd’hui c’est certain, je ne pourrais aller à Aceh. Si je dois assister aux exercices de la marine US aux Moluques, je vais laisser Ace de côté et y retourner l’an prochain. Par ailleurs, je serais la semaine prochaine à Jakarta, cette fois-ci pour la Marine et mon travail de réserviste. Je devrais retourner sur Jogja lors du dernier weekend de juin. A ce moment, il sera temps de récupérer mon passeport. Car oui, je vais profiter de ce message pour vous raconter mes mésaventures avec l’immigration.
Mon visa devant être renouveler le 31 mai, je me décide deux semaines avant à demander les différents documents nécessaires à la fac. Je ne les obtiendrais que 4 jours avant le lundi 31. Le samedi 29 au matin, je pars donc vers le bureau de l’immigration, situé à proximité de l’aéroport. Mais nous sommes samedi, et je suis bien trop habitué aux commerces ouverts tous les jours et à toutes heures. Ce n’est pas le cas de l’immigration bien sur.
Pas de problèmes, j’irais le lundi. Après avoir acheté un dossier spécifique à 7000 IDR, je donne ce dernier à l’agent d’immigration. Et là, c’est le drame. J’apprends que mon visa de 60 jours était en fait un visa de 58 jours. Je suis donc en overstay et me voici affublé d’une amende d’environ 35€. Par ailleurs, la lettre fournie par la fac n’est pas la bonne, il faut une lettre signé par la seule et unique personne de la fac habilitée par l’immigration. Retour à la fac, gueulante contre le secrétariat qui finalement se débrouillera pour me fournir la lettre adéquate au plus vite. Je retourne alors à l’immigration, le secrétariat s’étant assuré que le bureau était encore ouvert. Au comptoir d’accueil, l’agent me donne même un numéro et me voila devant le guichet…. Fermé. Je finis néanmoins par obtenir qu’un agent prenne en charge mon dossier. Problème, ils veulent que je règle mon amende le lendemain alors que je suis attendu à Jakarta. S’en suit une longue phase de négociation, puis des questions sur mes activités et les personnes que je vois à Jakarta.
Enervé par la procédure, je fais comprendre à l’agent que ces questions n’ont aucun sens et ne le regarde en aucune manière. Finalement, j’obtiens gain de cause : une personne du bureau pourra venir gérer mon dossier quand je serais sur Jakarta. Le vendredi suivant, me voici de retour pour récupérer mon passeport. On m’annonce alors qu’il ne sera prêt que le lundi suivant. Et là, grande surprise, mes 30 jours de prolongations sont devenus 24 jours… ne cherchant plus à comprendre, je quitte enfin le bureau de l’immigration de Yogyakarta, réputé pour son manque de professionalisme et la corruption latente qui l’entoure. Et dire qu’il faut y retourner la semaine prochaine…

samedi 29 mai 2010

A venir


A venir: La fin du séjour à Belawan (un ou deux messages)et le planning des semaines à suivre. Jakarta, une fois de plus (voire même deux fois de plus), la Malaisie, un retour à Belawan. Et peut être d'ici quelques semaines 3 jours à Bali.
En attendant, voici le lien pour les photos de Belawan:

http://picasaweb.google.fr/alban.sciascia/IndonesieBelawan#

vendredi 21 mai 2010

Don Corleone version équatoriale

Mauvaise nouvelle pour mon collègue doctorant espagnol. Son logement a été cambriolé hier soir alors qu'il participait à un match de futsal. A son arrivée, plus d'ordinateurs, de carte de crédit, de montre, de sandales (oui, de sandales...) ni d'appareil photo. Il est donc arrivé ce matin relativement dépité, et on peut le comprendre. Jusqu'à ce que l'un des chercheurs lui recommande de contacter un membre de l'équipe. Ce dernier aurait des connaissances avec le milieu. Quelques minutes plus tard, Joann reçoit un coup de téléphone. Il s'agit du "parrain" de son quartier. il connait le membre de notre équipe car ils sont tous les deux originaires de Madura. Rendez-vous est pris, et je n'en sais pas beaucoup plus pour le moment. Toutefois, l'un des chercheurs m'a expliqué comment allait se passer la rencontre. Le parrain va tenter de retrouver les biens volés. Et va offrir sa protection à Joann: peu de chance de voir un tel évènement se reproduire.

Ce type de réseau existe partout dans le monde. Ce qui est particulièrement intéressant dans le cas indonésien, c'est de voir qu'il vaut vraiment mieux passer par ces mafias locales que par la police. En effet, cette dernière, de l'avis même des indonésiens, est tout bonnement incapable d'assurer la mission qui lui est confiée. Toutefois, la criminalité reste basse, les délits sont assez rares (à l'exception du non respect du code de la route - si celui-ci existe en Indonésie...).
On peut donc assez facilement acheter la protection d'un mafieux du quartier. Certains chercheurs l'ont deja fait et sont aujourd'hui tranquille.

Mais ce qu'il faut retenir, c'est avant tout que si l'on n'éprouve pas pour autant de sentiment d'insécurité, il convient, comme toujours d'être vigilant.
Très sincèrement, la situation est moins dangereuse que celle que l'on peut connaître en Europe, mais la vigilance doit rester le maître mot. A l'instar des terrains de recherche, il faut savoir s'entourer des bons interlocuteurs, signaler aux autorités compétentes ses déplacements, et parfois, ne pas chercher à trop en savoir. C'est fort de ce rappel méthodologique que je me dirige dimanche sur Belawan et Medan. Une enquête dans le milieu portuaire, rien de tel pour commencer mon terrain. J'essayerais de me connecter afin de donner quelques nouvelles, mais si ce n'est pas le cas, je serais de retour sur internet jeudi soir.

dimanche 16 mai 2010

Visite de politesse et mariage javanais (Bis repetita)



Samedi, je suis de visite ! Une chercheuse à donné naissance à une petite fille, et comme le veut la tradition indonésienne, il est de coutume de lui rendre visite. Je m’arrange avec les assistantes de recherche pour effectuer cette visite avec elles. Me voici parti dans le Nord de la ville afin de présenter mes félicitations à Mbak (Mademoiselle/Madame, prononcer MmmBââ) Aziza et à sa petite Aisha. Et comme dans toute réunion indonésienne, il est nécessaire de boire du thé ultra sucré et de manger fruits et autres gâteaux locaux. La visite se passe bien, et comme souvent, je suis présenté aux enfants comme « Oom Alban », ou oncle Alban. La plupart ne voit que peu d’occidentaux, ce qui laisse de temps à autres place à des scènes cocasses. Une fois la timidité vaincue, les petits garnements n’hésitent plus à s’approcher et à essayer de parler en Indonésien ou avec pour certains, quelques mots d’anglais.

Suite à cette visite, nous irons chez l’une des assistantes afin de boire un verre de jus de fruits. Mais je pense déjà au lendemain et au mariage javanais auquel je suis – indirectement – convié. Une amie doit s’y rendre, et le marié à longtemps étudié le français. As usual, je suis le seul occidental présent, mais je profite bien de l’ambiance que j’apprécie (malgré la chaleur étouffante de ce dimanche). On passe alors encore tout son temps à manger, à discuter. J’en profite pour faire connaissance avec des étudiants indonésiens ayant appris le français, l’une d’entre elle ayant vécu à Paris durant 3 ans. Je dois avouer que j’ai quelque peu honte de mon niveau d’indonésien quand je les entends manier à la perfection le français. Cependant, voici une motivation supplémentaire pour travailler un peu plus cet aspect de mes recherches.

Ma journée se termine, après un très bon diner dans un warung local (Bœuf sucré et frit, poulet frit, épinard amer et riz) par un énorme orage. Il pleut des cordes et l’électricité est coupée depuis plus d’une demi heure. En espérant qu’elle revienne avant demain afin que je puisse poster ces messages sur le blog.
A venir cette semaine, le récit de mes préparatifs pour rallier Medan, dimanche prochain si tout ce passe bien.

mercredi 5 mai 2010

Flash flood ou le plaisir des inondations surprises



Officiellement, la saison des pluies est finie. Je dis bien officiellement. Car tous les jours, la pluie persiste. Plutôt que la fin d’après midi, comme à l’accoutumée, les orages débutent dès 14 heures pour se poursuivre parfois jusqu’à la prière de fin de journée (18h). J’ai eu l’occasion aujourd’hui de constater les dégâts de ces averses. Ayant attendu sagement la fin du gros du grain, je m’élance vers la maison. Première surprise, il ne subsiste que des grosses flaques sans grande importance. C’était sans compter sur la topographie torturée de Yogyakarta. Je me décide à prendre un raccourci et me retrouve, en passant une côte, dans un torrent. J’ai beau chercher la route, je ne la vois pas. En effet, la route est devenu le lit d’une rivière. Observant les locaux, je me rend compte que la solution est de maintenir le guidon droit, de relever les jambes et d’accélérer. Et ça marche !
Pourtant, l’aventure ne fait que débuter. Arrivé sur Jalan Colombo et son énorme pente, je vois quelques motos en difficulté. Et c’est là que j’apprécie la boite manuelle de mon scooter. Pas besoin de trop réfléchir, il suffit de faire appel à la puissance du moteur, et cela passe. Enfin, cela passe jusqu’à un certain point. Le haut de la rue est devenu lui aussi une rivière. Ca et là, des passants s’improvisent agents de la circulation. Il faut faire reculer ce bus, puis laisser passer les deux camions. Ensuite, ce sera le tour des motos. L’attente au milieu de l’eau durera bien 5 bonnes minutes. Je me décide à prendre des photos, et bien sur, c’est à nous de passer. Me voici dans dédale de petites rues qui me font déboucher sur des endroits dont je ne soupçonnais pas l’existence. Balade sympathique, mais humide. A ma grande surprise, je finis par arriver chez moi.

Le programme des jours à venir va resté chargé. Une seule exception, un jour férié qui tombe à point jeudi prochain, pour l’ascension. D’ailleurs, avec mon comparse chercheur espagnol, nous avons eu l’occasion de beaucoup rigoler. Car comment traduire l’ascension en Indonésien ? Et bien, rien de plus simple si l’on se fit aux discussions de nos collègues indonésiens : Jesus naik, ce qui signifie, Jésus monte. Pas besoin de se prendre la tête au moins.

samedi 24 avril 2010

Enfin le terrain!


Ca y est, mon terrain a proprement parlé va débuter! Il s'agit d'une recherche alternative et non de mes principales recherches pour ma thèse. Il s'agit dans le cas présent d'une commande d'ouvrage sur la sécurité portuaire dans la région, et plus particulièrement d'une étude comparative entre Port Klang (Malaisie) et belawan (Indonésie). Ces deux ports, totalement différents, sont situés sur les rives du détroit de Malacca et sont donc, normalement, soumis aux mêmes risques. Nous verrons bien une fois sur place.

Après plusieurs semaine à rédiger la prmeière partie de l'ouvrage, me voici enfin si proche du terrain... Pourtant, mes premiers entretiens seront bien loin du paysage portuaire. Tout va se passer à Jakarta, grace a certains contact américains. Si pour mieux comprendre la conception de la sécurité, il faut interroger l'ensemble des acteurs - notamment les marins et dockers - il est essentiel de s'intéresser à la vision officielle de cette sécurité. Mes entretiens à Jakarta vont donc me permettre de mobiliser un réseau de contact, d'obtenir des informations pour le bouquin, mais aussi pour ma thèse. Car finalement, toutes ces questions de sécurité maritime se retrouve intimement liée. Et le nombre d'acteurs extérieurs est surprenant.

Bref, passons sur l'aspect recherche. me voici prêt cette semaine pour des aller-retour (pulang-pergi en Indonésien, soit "rentrer-aller") sur Jakarta. Mardi, mon vol part à 6h, et je rentre sur Jogja à 20h30. le lendemain je donne un cours. Et jeudi, même vols, mêmes horaires. L'avantage de la circulation à Jakarta, c'est qu'elle permet de travailler en voiture et de ne pas trop perdre son temps. J'aurais donc assez de temps pour mettre au propre les compte rendus d'entretien.

Concernant la vie quotidienne ici, j'ai repris doucement le sport: un peu de foot, un peu de course à pied, et surtout, une séance de piscine dans un hôtel, une fois par semaine. La saison des pluies touche à sa fin et le temps commence à devenir très chaud. Finalement, je n'ai pas trop à me plaindre.

en photo, Gunung Merapi sur la route de la fac. Voila le genre de spectacle qui donne envie de se lever le matin (bon, sans la pollution visuelle des panneaux commercaix, ce serait mieux)

jeudi 15 avril 2010

Retour à la vie quotidienne



Une semaine bien banale qui vient de s’écouler. Au programme, travail quotidien, cours et repos. Je me suis enfin débarasser de ce gros rhume qui semble toucher tout le monde ici. Il faut dire que cette fin de saison des pluies n’aide pas, avec une alternance entre de gros orages bien frais et une chaleur tout bonnement étouffante, se rapprochant de plus en plus des 40° celcius.
Concernant mes activités professionnelles, j’ai donné mon second cours cette semaine, avec une présentation générale du fonctionnement de la défense française. Bon, je le reconnais, c’était sans doute moins intéressant que le précédent cours pour les pauvres étudiants, aussi actif que des moules au soleil dans l’attente du retour de la marée haute. Mais je leur prépare un cours sympathique pour la prochaine séance. Et nous verrons bien s’ils se décident à être plus actif.

Pour ce qui est de mes recherches, c’est un peu le rush en ce moment. Recherches pour la thèse bien sur, mais aussi divers « petites » tâches qui finissent par prendre beaucoup de temps. C’est bien simple, en ce moment je n’ai pas l’occasion de continuer mes cours de langue (j’espère pouvoir m’y remettre dès la semaine prochaine). Entre un article sur lequel je bute et que je dois finir rapidement, un article/discours demandé par la Marine à remettre rapidement (sur lequel je bloque encore plus, n’étant pas spécialiste de la guerre d’Indochine. Mais je pense que quelques citations du Crabe Tambour m’inspireront), la tentative d’avancée sur mon bouquin (je dois remettre le manuscrit au mois d’octobre), la tentative d’organisation de mon planning et la recherche de financement pour la prochaine année, j’ai du mal à voir le jour.
Le planning est sans doute la chose qui me demande le plus d’énergie. En effet, je dois aller sur Jakarta, ce qui ne m’enchante guère tant la ville est à mille lieues du cadre agréable de Jogja. D’autant plus qu’avec l’infernale circulation, il faut que je compte 4 heures de trajet aller-retour pour me rendre de l’aéroport à mon point de rendez-vous. Voila le topo, un rendez-vous par jour maximum, et le sentiment de perdre sa journée.
Pour la recherche de financement, je viens de finir le ciblage, il me reste donc à faire parvenir des dossiers, en comptant sur quelques personnes de mon réseau afin d ‘appuyer mes candidatures.
La photo n’a rien à voir avec le sujet. Cet enfant tente de réparer son pauvre cerf volant dans l’enceinte de la fac. Car ici, le cerf volant, cela reste une affaire sérieuse !

scène surréaliste


J'ai pu assister hier, en sortant de la fac,à une scène totalement incroyable. Alors que j'attendais tranquillement à un feu de circulation en panne (comme tous les deux jours) j'observais face à moi les policiers en charge de la circulation. Rien de bien exceptionnel jusque là. J'aperçois alors l'un des deux agents faire signe à une moto de s'arrêter. Le conducteur roule sans casque, sa passagère au contraire en porte un. Je m'attends à l'habituelle demande de rançon, comme j'aime à qualifier la corruption quotidienne qui règne dans le pays. Mais rien de tout celà! Je vois alors la passagère léguer son casque au conducteur puis traverser la rue. Une fois que la moto l'a rejoint, l'échange de casque se fait, et le couple s'élance sur le bitume, les policiers tournant volontairement le dos.

Très sincèrement, je m'attendais à une amende à payer, mais rien de tout cela! Juste une habile négociation qui permet à tous les protagonistes de s'en tirer sans grand dommage. Il fat dire que la police ici - à l'instar de l'armée - est l'un des principaux organes corrompu. On peut le regretter et critiquer, à juste titre. Mais en s'attachant aux aspects culturels, cette corruption parait plus "normale". Quelques explications toutefois.

Le statut de policier ou de militaire est extrêmement valorisant dans le pays. Culturellement, ceci s'explique notamment par le piédestal sur lequel furent installées ses deux forces vives de la nation sous les régimes de Soekharno et Suharto (notons toutefois que la police n'est indépendante de l'armée que depuis quelques années). Ainsi, pour intégrer l'une de ses deux professions, il faut payer. Alors les jeunes s'endettent pour atteindre un statut d'élite. Après avoir payé une certaine somme, pouvant être extrêmement variable, il est alors temps de rembourser ses créanciers. Et pour cela, le pouvoir et l'aura de ces deux institutions vont beaucoup aider. Ainsi, la corruption permet aux policiers et militaires de disposer de revenus complémentaires. L'autre solution est de se lancer dans le business. Ainsi, les multiples parking sur le bord de la route, pour lesquels on laisse 1000 roupih, sont majoritairement détenus par les policiers et militaires. Il en est de même pour les sociétés assurant la sécurité dans les centres commerciaux, à l'entrée des établissements nocturnes.

Ainsi, il existe une véritable économie parallèle, qui emploie un grand nombre de personnes sans ressources tout en financement et renforçant un pouvoir de ces hommes. Et le système, s'il est bancal, continu de fonctionner. Comme quoi, ce pays ne cesse de me surprendre...

dimanche 21 février 2010

Mariage javanais et Rafting


Il n’est que 9 heures du matin lorsque je rejoins le bureau, mais je sais d’ores et déjà que la journée sera longue et enrichissante. Après rejoins mes collègues, me voici parti en direction de Magelang afin d’assister à un mariage javanais. Premier information, il est d’usage que ces mariages rassemblent plusieurs centaines voire milliers de personnes. La cérémonie en tant que telle est effectuée en famille tôt dans la matinée. Puis, les invités – amis, collègue de travail, patrons, employés – vont se succéder pour…. Manger. En tout cas l’ambiance est très sympathique, et je suis une fois de plus le seul occidental présent. Ce qui me vaudra de nombreuses marques de sympathie de la part de l’ensemble des personnes présentes.

J’ai juste le temps de me régaler de plats locaux avant de partir pour la deuxième grande aventure de la journée : du rafting sur la rivière Elo. Celle-ci se situe à quelques kilomètres de Magelang, à proximité du temple de Borobudur (que je dois visiter la semaine prochaine). Me voici avec une partie du staff de la fac pour affronter les rapides locaux. Mais avant toute chose, il nous faut faire une halte auprès d’un monastère bouddhiste où nous nous délecterons de noix de coco. Les filles du boulot en profiteront pour me photographier avec ma belle chemise en Batik. A ce sujet, j’ai pu voir que la plupart de mes collègues, chercheurs comme membres du staff administratif ont apprécié mon effort.

Mais je cesse de m’appesantir sur des détails vestimentaires, car la rivière nous attends. Nous voici parqués dans des minivan pour rejoindre le point d’embarquement. La route est chaotique, mais nous finissons par y arriver. Après les instructions du moniteur, nous nous retrouvons dans les eaux sombres et modérément tumultueuses de la rivière. Je me retrouve embarqué avec mon ami Utan, originaire du nord de Sumatra et de l’éthnie batak. Autant le dire tout de suite, nous avons assuré à deux la propulsion du raft, nos coéquipières, malgré leur bonne volonté, restèrent parfois terrorisées par les rapides. La descente se déroule pour le mieux, avec une petite pause café au programme, et quelques séances de natation dans une eau boueuse. Ce qui me marque le plus, c’est ce paysage. Je suis habitué aux sports d’eau vives en Europe, mais ici, je reste stupéfait par la jungle, les rizières, par les paysans qui viennent laver leur linge ou leur vaisselle dans la rivière. Pas ses nombreux enfants des hameaux alentours, pour qui le cours d’eau est avant tout source de jeu.

Cette découverte des sports d’eau vive en Indonésie se terminera par un repas (riz et poulet… au milieu des poulets vivant de la basse cours). Et par une première pour moi : l’utilisation de la mandi. Il s’agit de la douche indonésienne. Pas de pommeau de douche ni de jet ici. Un bassin d’eau froide et une écuelle. Il est alors temps de reprendre la route vers Jogja, mais un problème demeure. Nous sommes 12 et nous disposons d’un seul et unique véhicule, certes spacieux. Nous voici donc entassés mais joyeux. Les blagues en indonésien fusent, et je me rends compte que je commence a comprendre le sens de certaines conversations. Une fois rentré, il est temps pour moi de prendre quelques minutes de repos, car la journée n’est pas terminée.

PS: les photos de cet évènement sont disponibles sur le lien suivant:
http://picasaweb.google.com/alban.sciascia/TemankuDariIndonesia?authkey=Gv1sRgCIj-yafo37LXeg#

jeudi 18 février 2010

Boulot, boulot boulot


Voila une semaine chargée sur le point de s'achever. Très sincèrement, je n'ai pas arrêter de travailler cette semaine, qu'il s'agisse de mes recherches, d'intervention auprès d'étudiants, de discussions informelles ou de mes cours d'indonésien. Et le week end s'annonce lui aussi chargé avec un mariage le samedi matin, une activité rafting avec les membres de l'équipe l'après midi. Et la journée devrait se terminer par l'obligatoire karaoké.

Mais revenons sur certains évènements de la semaine. Lundi soir je reçois un sms du staff de la fac m'annonçant que je dois être présent le lendemain à 8h pour intervenir dans un cours. Et pas n'importe quel cours, il s'agit de la réunion de rentrée des étudiants en Master. Ils viennent de toutes les régions d'Indonésie: Aceh, Java, les Moluques, Sulawesi, la Papouasie, Sumatra, Flores, Bali, etc. Je suis donc présent auprès de Conny Lay, l'un des responsables du programme de science politique pour faire part de mon expérience.
Ces étudiants sont donc d'origine diverses. Et c'est l'intérêt de l'Université Gadjah Madah. ici, la différence confessionnelle et ethnique ne doit être utiliser que pour servir la communauté scientifique. Pas de prosélytisme, pas de tensions, le message est clair. On comprend mieux pourquoi Gadjah mada se place régulièrement en tête des universités asiatiques.

Me voici dans le grand bain face à une quarantaine d'étudiants, tentant de répondre aux questions les plus variés. Mais tout cela déroula rapidement, et j'ai passé les jours suivants à avancer sur mes différentes recherches. A l'exception de mercredi soir où, escorté par des camarades indonésiens - afin d'éviter l'arnaque pour "bulé" (occidental) je suis allé m'acheter une chemise traditionnelle en batik, indispensable pour le mariage de samedi matin.

Autre phénomène marquant de la semaine, les fortes pluies. Pendant deux jours la pluie n'a cessée qu' de rares occasions, entrainant des inondations heureusement sans gravité. Je taquine souvent mes collègues sur le climat indonésien, ces derniers me répondant que je dois m'estimer chanceux. Il est possible de subir une semaine de pluie. Pour l'instant, j'y échappe!

Au niveau du planning, je prépare mes passages à Singapour et Bangkok au début du mois de mars. J'ai enfin réussi a concilier l'ensemble des rendez-vous... tout en me préparant aux habituels changements de dernière minute

lundi 15 février 2010

Fiançailles javanaises


Ce soir, j’étais invité par Mas Tony, mon professeur d’indonésien, aux fiançailles de sa fille. Me voici donc à rouler dans la ville à la recherche d’un petit présent à prendre avec moi. Fort heureusement, mes camarades de fac Joash et Sofy ont réussi à m’orienter rapidement vers une pâtisserie non loin de chez moi. Me voici donc parti pour le Sud de la ville, et plus précisément pour le quartier de Taman Sari , à proximité du palais du Sultan. Comme toujours, la circulation est dense à Jogja, et me voila en train de slalomer afin de gagner un peu de temps, tout en faisant parler mon tempérament méridional face aux concerto des klaxons. Une fois à proximité, il me faudra de longues minutes pour trouver la maison de mon professeur.

Je suis alors présenté à toute la famille de la fiançée, avant que son futur époux et la famille de ce dernier ne se joignent à nous. Tout commence par un long processus de salutations, puis, les familles sont installées face à face. Sur des fauteuils, les parents de la future mariée et un oncle. Face à eux, le futur époux et ses deux parents. Les parents n’ont pas le droit de prendre la parole, ce sont les représentants des familles qui vont échanger des politesses tout en demandant des bénédictions. Vient ensuite la présentation des frères et sœurs des futurs mariés. Le tout se déroule en javanais, et fort heureusement l’une des filles de mon professeur traduira pour moi en anglais la majorité des échanges. Le processus est long, solennel, c’est tout un cérémonial qu’il convient de respecter. Car plus que l’union de deux individus, il s’agit bien de la réunion de deux familles.
La future mariée fait alors son apparition, et une bague lui est remise par son prétendant. Il est alors temps de boire du thé chaud et de manger différents plats préparés par la grand-mère. Il s’gait sans doute de l’un des meilleurs repas que j’ai effectué depuis mon arrivée. Et comme vous pouvez l’imaginer, je suis aussi reparti chargé de sucreries et de fruits en tout genre. Je profiterais du repas pour discuter avec les enfants de mon professeur et la grand-mère, ne cessera de me poser des questions en javanais – auxquelles je ne comprends pas grand-chose – tout en s’assurant – avec l’épouse de Tony- que je mange assez.

Les premiers invités quittent déjà notre hôte, et je ne tiens pas à m’imposer trop longtemps. Je suis vraiment reconnaissant à Mas Tony de m’avoir permis de vivre un moment relativement intime avec sa famille. Je reste persuadé qu’il est m’est indispensable de comprendre et connaître la culture indonésienne afin de mener à bien mes recherches, bien que mon sujet de thèse ne traite pas directement de ces aspects. Ils sont toutefois nécessaire à la compréhension de beaucoup de choses.

L’Indonésie change, c’est ce que l’on ne cesse de me repeter. Et c’est ce genre d’observation qui me permet sans doute de mieux comprendre les changements. Je peux comprendre ce qui reste, ce qui est l’essence même d’une culture.
Et je vais continuer : samedi matin, je suis convié à une cérémonie de mariage à Magelang (prononcer Maguélangue) avec le reste de l’équipe de la fac. Et fait exceptionnel, je serais vêtu de Batik, la chemise traditionnelle indonésienne !

dimanche 14 février 2010

Une journée plus qu’enrichissante


Une journée plus qu’enrichissante
Quel samedi ! Si mes messages sont peu nombreux, je peux vous affirmer qu’une journée comme celle de samedi ne va pas arranger les choses. Comme je l’ai déjà mentionné, je travail le samedi. Me voici donc parti pour la fac où l’ensemble des professeurs et chercheurs se retrouvent le samedi. Après un repas, je m’installe pour tenter de travailler mon indonésien. Vers 15h30, je rejoins l’un des assistant de recherche, Joash, et une membre du staff administratif, Sofy, afin de me rendre à Nana Mia Pizza.

Pour faire simple, Nana Mia est le seul et unique endroit de Jogja où l’on peut manger de vraies pates et de vraies pizzas. Tout en mangeant, nous discutons de choses et d’autres, des différents problèmes de nos pays respectifs, des différentes réussites aussi. Cette discussion fort enrichissante se terminera vers 18H30. J’ai tout juste le temps de repasser chez moi afin de me préparer pour mon quatrième repas de la journée.

Rien de bien surprenant, ici on mange tout le temps (et encore, j’ai réussi à prétexter une surcharge de travail afin d’éviter la pizza de 14 heures…). Me voici donc sur la route afin de rejoindre le sud de la ville pour un diner avec des français et un singapourien. Parmi ces personnes, deux journalistes. Je lutte pour arriver à l’heure, dans l’intense circulation qui peuple les artères principales de Jogja. Il s’agira aussi de mon premier repas dans un restaurant végétarien. Les discussions vont bon train, mais il est déjà l’heure de quitter ce lieu reposant pour rejoindre une amie, professeur de français, dans le Nord de la ville. Nous finirons la soirée avec ses amis malgaches dans un bar.

Ce matin, je me souviens qu’il faut que je fasse le plein du scooter. Je me suis demandé si ce dernier ne consommait pas trop. Mais un rapide calcul m’a permis de voir que j’avais effectué 35 kilomètres hier soir. Les distances ici n’ont rien de comparables avec ce que nous connaissons en France. A l’instar de la Thaïlande, tout est sur-dimensionné.


En image de garde, le trajet que j'effectue le matin pour rejoindre UGM, soit un peu plus de 4 kilomètres.

mercredi 10 février 2010

Une activité sympathique


Une activité sympathique
Aujourd’hui, j’ai eu droit a une journée très enrichissante, non pas à la fac, mais au centre culturel français. Je l’ai déjà annoncé dans un billet précédent, le CCF (ou LIP) est en quelque sorte une bouffée d’oxygène. Plaisir de parler français, d’être assurer de manger de très bon plats et d’emprunter quelques ouvrages à la médiathèque. J’en profite pour relire certains classiques, ce qui ne fait pas de mal.
Aujourd’hui, ma visite au LIP fut quelque peu différente. Marie, la directrice, m’a contacté la semaine dernière pour me demander de participer à un jury. La mission était simple : auditionner deux piécettes de théâtre en français, mises en scène et jouées par de jeunes étudiants indonésiens. Tout semblait simple, mais s’il y a une chose que je commence a vraiment comprendre, c’est que rien n’est simple en Indonésie. Je me décide à quitter la fac relativement tôt, afin d’éviter la pluie. Peine perdue, elle me rattrapera en route. Une fois arrivé sur place, un incident vient retarder la représentation : une coupure d’électricité dans toute le quartier.
Les coupures d’électricité sont relativement fréquentes en Indonésie. Leur durée est relativement variable et nous voila a esperer que celle-ci soit rapidement jugulé. Au bout d’une heure d’attente, nous décidons de lancer la représentation dans le noir.
Deux scènes sont donc présentées avec une thématique commune : les maux de la société. La première traite de drogue, avec un arrière plan de prostitution. Les acteurs en herbe font sensation, surtout dans les conditions actuelles (sans électricité je le rappelle).
La seconde piécette parle quant à elle du réchauffement climatique. Sujet totalement « in » actuellement j’en conviens. Pourtant, les jeunes indonésiens vont rendre une copie parfaite. Décors et animations bien pensés, très bonne élocution, cohérence, humour, prise de conscience. Tout y est.

A la suite de la remise des prix (des bonbons), je profite de la fin de journée au LIP. Prochaine visite ? mardi prochain pour mardi gras bien sur !

dimanche 7 février 2010

Saison des pluies, carte d’hôpital et vie quotidienne



Cette semaine, chargée en travail, m’a fait espéré pendant quelques temps d’assister à un retour du beau temps. C’était sans compter que nous sommes bel et bien au plus fort de la saison des pluies en Indonésie. Vendredi, un énorme orage a éclaté, durant plus de 3 heures. C’est à cette occasion que j’ai conduit pour la première fois ma moto sur une route inondée. Il faut savoir que les abords de la ville sont vallonnés. Et que les tremblements de terres récurrents ont largement endommagé les voies de circulations. Dès qu’il pleut, ce sont des torrents qui remplacent certaines rues et avenues. En sortant de la fac, me voici alors avec 30 centimètres d’eau sur la route et un courant constant. Mais le pire allait venir sur Jalan Colombo, axe important de circulation, mais malheureusement pour mois, en pente. Toutefois, je suis surpris par le calme des Indonésiens dans ces conditions. Bien sur, il ne cessent pas pour autant de klaxonner à tout va, mais il semblerait qu’ils prennent conscience de la nécessité de rouler lentement. Pour preuve, j’ai mis plus de 40 minutes pour rentrer, bien loin des 10 minutes quotidiennes.

Rentré sans encombre dans ma demeure, j’ai à peine le temps de me changer que je suis invité à une partie de football en salle (futsal) par des membres de la faculté de science politique. Je passerais deux bonnes heures à me décrasser pour mon plus grand plaisir.
Le lendemain, j’ai eu l’occasion de visiter l’un des hôpitaux de la ville. Une réaction allergique à je ne sais quoi – qui s’est manifestée par des irritations et démangeaisons -m’a donc permis de constater que le service de santé local, peu onéreux n’est sans doute pas encore au niveau de ce que l’on peut voir en Thaïlande ou à Singapour. Ce n’est pas pour autant que je n’irais pas me faire soigner ici, car pour des petits maux ou des maladies passagères, il n’y a rien a craindre.
J’ai par la suite consacré ma journée de samedi à me reposer et travailler un peu.

vendredi 29 janvier 2010

Bilan d’une première semaine.


Finalement, je m’aperçois que mes billets sur ce blog sont – et seront sans doute – plus courts qu’en Thaïlande. L’une des principales raisons est que les activités sont bien moindre, bien sur, mais aussi l’absence de réel réseau de transport en commun ne me permets pas de me balader à ma guise. Les différences avec la Thaïlande sont multiples, très marquées. Et ne parlons même pas de Singapour.
Toutefois, ce pays a beaucoup de charme, la population est réellement sympathique. Tout le monde est toujours prêt à aider, chaque personne que je croise me demande souvent d’où je viens, ce que je pense du pays, de la vie ici, de leur raconter comment on vit en France. C’est très enrichissant.
Au niveau du travail, comme je l’ai déjà laissé entendre, je suis relativement libre. Ce qui me permet de prendre des cours intensifs de langue et d’aménager mes recherches comme je l’entends. Ce qui est une bonne chose.
Concernant certains points négatifs, la nourriture, sans être mauvaise est loin de ce que j’ai pu connaitre lors de mon séjour en Thaïlande. C’est beaucoup moins fin, un peu plus gras, et parfois très surprenant, mais cela reste tout a fait acceptable. Par ailleurs, la majorité des personnes ne parlent pas anglais. Il convient donc d’apprendre quelques mots et expressions courantes. Dans mon cas, cela ne pose pas trop de problème, étant donné que je dois passer par l’apprentissage de la langue.
J’ai profité de la fin d’après midi pour m’inscrire au centre culturel français, afin de bénéficier des services de la médiathèque. Cette visite – la seconde de la semaine dans cet endroit – m’a fait beaucoup de bien et m’a permis de parler français et de rencontrer de nombreuses personnes, dont un certain nombre de jeunes indonésiens qui apprennent le français. Le centre culturel, connu sous le nom de LIP, va par ailleurs fêter ses 35 ans cette année. Outre la médiathèque, il est doté d’un auditorium et d’un café fort agréable, où les repas ne sont pas cher et où l’ambiance est appréciable. De plus, il est situé à proximité de mon logement.

J’espère pouvoir profiter de ce dimanche afin de rallier le bord de mer ou tout du moins pour visiter la ville et le palais.

PS : N'oubliez pas le nouvel album photo sur la vie quotidienne dont voici l’adresse

http://picasaweb.google.com/alban.sciascia/JogjaVieQuotidienne#


J’essayerais dans mon prochain message d’expliquer pour cette ville se nomme Yogyakarta et pourquoi l’on s’evertue a prononcer ou à écrire « Jogja » (Djogdja en prononcant à la française).
La tâche n’est pas si facile qu’il n’y parait.

jeudi 28 janvier 2010

Repas de bienvenue, tremblement de terre et cours d'indonésien


Première nouvelle, que j'apprends ce matin en lisant le journal, il y aurait eu un tremblement de terre ayant touché la ville cette nuit vers 3h30. Cet évènement sismique aurait atteint l'amplitude de 5,2 degrés sur l'échelle de Richter. Je vous rassure, aucun dégâts, aussi bien matériel que humain n'est à déplorer.
Pour ma part, je n'ai strictement rien senti et rien entendu. Je devais dormir du sommeil du juste lorsque la terre a tremblée.

Je comprends mieux pourquoi tout le monde m'a demandé, à mon arrivée à la fac, si j'avais bien dormi cette nuit.

Mais aujourd'hui, bien plus important, j'ai eu droit à un welcome lunch (déjeuner de bienvenue) avec des responsables de la fac. Suite à un petit discours, j'ai du goûter à tous les plats locaux qui avaient été préparés pour moi. Certains étaient délicieux, pour d'autres ce fut plus difficile de tout finir. Mais rien d'immangeable ou d'imbuvable, je vous rassure. La journée s'est poursuivie par diverses conversations avec les étudiants sur la vie au quotidien en Indonésie et à Yogyakarta.

Ma journée s'est terminée par la rencontre de mon professeur d'indonésien (bahasa indonesia guruku, en version locale). Je commence dès lundi les cours intensifs de langue afin de pouvoir me débrouiller rapidement dans la vie quotidienne.

Au programme des jours à venir: travail vendredi et samedi, puis dimanche, j'irais peut etre voir la mer.


ps: nouvel album photo sur la vie au quotidien (encore bien vide)
http://picasaweb.google.com/alban.sciascia/JogjaVieQuotidienne#