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dimanche 27 juin 2010

Pied marin à Tanjung Priok



Mais à quai. Je reviens de quelques jours à Jakarta où j’étais affecté comme officier de liaison dans le cadre de ma fonction de réserviste. Il s’agissait ici de préparer l’escale du BCR Somme, Bâtiment de Commandement et de Ravitaillement au sein duquel est affecté l’Etat-Major Inter Armées française pour l’océan indien.

Levé tôt et couché tard pendant 3 jours, j’ai pu profité d’une sorte de retour aux sources qui m’a fait le plus grand bien ; Si la mission n’est pas la plus difficile qu’il soit (escorter des autorités françaises auprès de leurs homologues indonésiens et servir de temps à autre d’interprète, elle est extrêmement prenante et fatigante. Mais il y a de nombreux bons côtés- outre le fait de retrouver enfin e la bonne nourriture de chez nous et un peu de vin – et l’accueil réservé par l’équipage fut chaleureux. Je serais bien resté plus longtemps, et j’espère pouvoir a nouveau me retrouver dans cette fonction.


P.S.: retour en France le 14 août prochain, avec une arrivée à Genève.

lundi 7 juin 2010

En retard


Comme souvent je suis en retard pour le blog. Concernant Belawan et jakarta, je vais essayer de résumer au maximum. Commençons donc par Belawan. Ma dernière journée de recherche me permettra d'effectuer plusieurs entretiens. Je rentrerais bien fatigué à mon hotel. Le lendemain, il est temps de rejoindre Jogja après une très longue correspondance à Jakarta. Si le Medan-Jakarta se déroule bien, malgré l'absence de visibilité sur l'ensemble du parcours, c'est le Jakarta-Jogja qui posera problème. première nouvelle, nous décollons avec 30 minutes de retard, car l'aéroport de Jogja est... fermé. En effet, la saison des pluies - qui devait prendre fin au début du mois de mai - persiste. Le vol sera comblé de différents trous d'airs et autres perturbations, et l'atterrissage à Jogja sera comme à l'accoutumée brutal. Mais qu'il est bon de rentrer à la maison après un séjour de recherche intensif.
Le bilan s'avère positif: de nombreuses interviews, des pistes de recherches découvertes, un ensemble de données qu'il va falloir traiter maintenant, et la promesse d'une nouveau séjour - bien plus court - afin de vérifier tout cela.

L'étape suivante pour les recherches futcelle de Jakarta: deux jours dans la capitale, 3 rendez-vous. Au final là aussi, beaucoup de positifs et d'informations. Comme toujours, je passerais une partie de mon après midi à attendre à l'aéroport. Je prévois toujours large pour éviter les bouchons et prendre le dernier vol pour rejoindre Jogja.

Après ces longs moments sur le terrain, le retour à jogja m'a fait du bien. j'ai profité de mon dimanche pour aller en bord de mer, comme le montre cette photo de Kukup. Mauvaise nouvelle par contre, la saison des pluies ne veut plus finir. Aujourd'hui, il a commencé à pleuvoir à 15H. Il est 22H et aucune éclaircie à venir avant demain matin...

J'essayerais dans mon prochain message de développer sur mon passage à l'immigration. pas d'inquiétude, j'ai eu ma prolongation de visa. mais ce fut épique...

jeudi 29 avril 2010

Une journée typique à Jakarta



Le réveil sonne à 4h30, au moment même où le premier appel du Muezzin résonne dans l’aube. Le temps de prendre une douche rapide, de vérifier les mails reçus la nuit passée, et me voila sur ma moto, en direction de l’aéroport. Je ne sais pas si je joue de malchance, mais j’ai le droit à chaque fois à une bruine matinale relativement désagréable.
Une fois à l’aéroport, je m’acquittes des 1500 IDR (roupiahs, soit environ 15cts) pour garer ma moto. Premier check de sécurité, toujours aussi ridicule. Ici, les portiques ne fonctionnent que rarement. Il est alors temps de se frayer un chemin dans la queue menant au comptoir de Mandala. Enfin, le concept de file d’attente reste quelque chose de formidable ici. On double dans tous les sens, les bagages s’entassent au milieu de cartons contenant je ne sais quoi. Vient alors le temps de payer la taxe de départ. Elle est de 25000 IDR à Jogjakarta (40000 à Jakarta).
Enfin, la ruang tunggu, ou salle d’embarquement. Chose surprenante, les tarifs pratiqués ici sont tout bonnement dissuasif : 10000 IDR pour un simple jus de fruit industriel. Avec le retard habituel, il est temps d’embarquer, enfin plutôt de marcher jusqu’à l’avion. Et ce matin, j’ai du patienter une bonne heure dans ce dernier, au sol. En effet, la brume ne permettait pas de décoller. C’est donc avec une heure de retard que j’arrive à Jakarta. Le débarquement est tout aussi surprenant. On marche jusqu’au terminal, sans se poser de questions.

A l’arrivée, deux solutions : le taxi ou le bus. Je préfère opter pour le bus quand j’ai le temps, plus économique et plus sympathique. Après une heure et demie voire deux heures de trajet, me voici dans le centre de Jakarta. Suivant la localisation de mes rendez-vous, je peux opter pour un premier rendez-vous à 9h30, soit cinq heures après m’être lever. Rappelons que la distance entre Jakarta et Jogja se parcourt en une heure de vol. Bref, on perd du temps dans les transports.

Il est impossible d’opter pour plus de deux rendez-vous dans la journée, et si l’un d’entre eux est annulé, (comme aujourd’hui, à l’ambassade des Etats-Unis) on a l’impression de perdre sa journée.
Il est alors bon d’attendre dans un mall ou un café équipé du wifi. Quand celui-ci fonctionne… Car depuis que je viens, je me trouve toujours face au même problème. Du wifi partout, mais qui fonctionne de faon capricieuse, voire jamais. Ainsi, j’envisage sérieusement d’investir dans un smartphone local afin de rester connecté et d’avoir accès à mes mails. Car si les communications d’ordre privé se font par sms, tout ce qui est professionnel transite par mail.

Après une après midi de rendez-vous ou d’attente, il est temps de rejoindre l’aéroport. Il faut compter une heure et demie en taxi, deux heures en bus, si tout va bien. Le vol du retour arrive généralement à l’heure à Jogja, vers 20H30. Le temps de récupérer le scooter, et couvrir les 5 kilomètres qui me sépare de chez moi - avec un arrêt pour acheter du thé glacé et de l’eau – et me voila rentré, bien épuisé par une longue journée.

mercredi 28 avril 2010


Message rédigé lors de mon retour de Jakarta, le mardi 27 avril

Retour dans la ville parasite pour des entretiens. Et ce n’est pas fini, car je dois y retourner dès jeudi. Autant le dire tout de suite, cela ne m’enchante guère. Il faut reconnaître que la perspective de passer plusieurs heures dans les transports en commun pour relier l’aéroport au centre ville n’est pas franchement enthousiasmante. Enfin, pour reprendre l’apprentissage reçu dans la Marine : on s’adapte. Et si possible, le plus rapidement.
Le principal inconvénient, c’est qu’il me faut prévoir des horaires larges afin de tenir compte de la circulation. Dans n’importe quelle ville, il sera tout a fait possible de caser 3 ou 4 rendez-vous dans la même journée (je rappelle que j’arrive à 7h du matin pour repartir à 19h30). Pas ici. Mais le pire, c’est sans doute pour les résidents permanents. Nombre de fois, j’ai entendu les récits de chercheurs qui m’expliquaient qu’il leur fallait parfois attendre jusqu’à 22h avant de pouvoir quitter leurs bureaux. Rien de bien enthousiasmant.

Résultat, j’ai passé mon après midi à tuer le temps. Trop court pour un dernier rendez-vous, trop long pour changer de vol. Et je sais d’ores et déjà que cela sera la même chose jeudi, puis dans deux semaines.
Mais trêve de plaintes. Demain, je donne mon cours en prenant en exemple les conflits ethniques et religieux en ex-Yougoslavie et en Birmanie afin d’apporter une perspective comparative au cas indonésien. Très sincèrement, ma présentation sera résumée au maximum. Entre le match de ce soir et la fatigue accumulée, je vais naviguer au radar demain. Mais la perspective de passer un bon weekend, avec notamment le festival du film français me réjouis.

Plus de nouvelles ce weekend.

Soit dit au passage : je viens d’essayer la compagnie aérienne Mandala. Je rassure la famille, elle n’est plus blacklistée. Le rapport qualité prix semble excellent –bien qu’au moment où j’écris ces lignes, nous sommes bien secoués… saloperies de montagnes ;). Et l'atterrissage sur piste mouillée valait aussi le détour...

samedi 24 avril 2010

Enfin le terrain!


Ca y est, mon terrain a proprement parlé va débuter! Il s'agit d'une recherche alternative et non de mes principales recherches pour ma thèse. Il s'agit dans le cas présent d'une commande d'ouvrage sur la sécurité portuaire dans la région, et plus particulièrement d'une étude comparative entre Port Klang (Malaisie) et belawan (Indonésie). Ces deux ports, totalement différents, sont situés sur les rives du détroit de Malacca et sont donc, normalement, soumis aux mêmes risques. Nous verrons bien une fois sur place.

Après plusieurs semaine à rédiger la prmeière partie de l'ouvrage, me voici enfin si proche du terrain... Pourtant, mes premiers entretiens seront bien loin du paysage portuaire. Tout va se passer à Jakarta, grace a certains contact américains. Si pour mieux comprendre la conception de la sécurité, il faut interroger l'ensemble des acteurs - notamment les marins et dockers - il est essentiel de s'intéresser à la vision officielle de cette sécurité. Mes entretiens à Jakarta vont donc me permettre de mobiliser un réseau de contact, d'obtenir des informations pour le bouquin, mais aussi pour ma thèse. Car finalement, toutes ces questions de sécurité maritime se retrouve intimement liée. Et le nombre d'acteurs extérieurs est surprenant.

Bref, passons sur l'aspect recherche. me voici prêt cette semaine pour des aller-retour (pulang-pergi en Indonésien, soit "rentrer-aller") sur Jakarta. Mardi, mon vol part à 6h, et je rentre sur Jogja à 20h30. le lendemain je donne un cours. Et jeudi, même vols, mêmes horaires. L'avantage de la circulation à Jakarta, c'est qu'elle permet de travailler en voiture et de ne pas trop perdre son temps. J'aurais donc assez de temps pour mettre au propre les compte rendus d'entretien.

Concernant la vie quotidienne ici, j'ai repris doucement le sport: un peu de foot, un peu de course à pied, et surtout, une séance de piscine dans un hôtel, une fois par semaine. La saison des pluies touche à sa fin et le temps commence à devenir très chaud. Finalement, je n'ai pas trop à me plaindre.

en photo, Gunung Merapi sur la route de la fac. Voila le genre de spectacle qui donne envie de se lever le matin (bon, sans la pollution visuelle des panneaux commercaix, ce serait mieux)

vendredi 22 janvier 2010

Take me to Indonesia



20 et 21/10/2010

La Thaïlande, c’est fini. Place maintenant à l’Indonésie. Ce matin, lever aux aurores afin de rejoindre l’aéroport de Genève Cointrin à partir duquel me voici embarqué pour un très long voyage. Le trajet en voiture se fera au milieu des nappes de brouillards et des bouchons lors de notre arrivée sur l’agglomération genèvoise.
Une fois de plus – au grand désespoir d’Aline – me voici parti en escapade à l’autre bout du monde. Mon premier avion me permet de rejoindre Abu Dhabi, sans encombre. C’est aussi la découverte d’une nouvelle compagnie, émirati, Etihad Airways. Le service est de très bonne facture, et la nourriture servie à bord m’a véritablement surpris. A l’exception de l’équipement vidéo mal conçu – si je compare avec Emirates – et d’un siège un peu dur, la compagnie aérienne d’Abu Dhabi semble mériter son titre de meilleure compagnie aérienne de l’année 2009.

Le principal problème d’Etihad reste sans doute le temps d’attente. Me voici coincé pendant plus de 7 heures dans cet aéroport sympathique. Et le vol de cette nuit va encore durer plus de 8 heures au bout desquelles je me retrouverais par delà l’Equateur, à Jakarta. A l’issu d’un bref séjour dans la capitale du plus grand pays musulman du monde, je rejoindrais Yogyakarta, nef culturelle du pays.

Toutefois, il m’a fallu d’abord attendre ma valise durant deux jours. Me voici lors de mes entretiens me présentant en jean. Mais le temps passe vite à Jakarta, et il est déjà l’heure de me préparer à passer ma dernière nuit dans la capitale indonésienne, où mon ami John – déjà mentionné lors de mon séjour en Thaïlande – va me rejoindre ce soir.
Quant à ma perception de Jakarta, je vous invite à regarder le billet suivant de ce blog.