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samedi 17 juillet 2010

Littoral javanais


Comme promis, voici le récit de ma balade du dimanche. Bien que fatigué, je me lance à l'assaut de ma carte de la région avec une idée en tête, parcourir une partie du littoral. Après une longue hésitation sur le chemin à suivre, je me lance finalement aux alentours de midi sur la route. La première partie du trajet, jusqu'à Wonosari, est constitué d'une route large comparable à nos nationale. Rien d'exceptionnel. Mais une fois Wonosari quittée, je retrouve l'aventure! Petite route sinueuse de part les rizières - elles même ceinturées de collines. Le beau temps est au rendez-vous, et je me lance à l'assaut de la route de Sadeng. Sur ma carte, il s 'agit d'une simple plage. Mais les paysages pour y accéder son tout bonnement superbes. Débouchant d'un hameau, j'arrive alors sur un petit canyon au fond duquel se succède les rizières. Après quelques kilomètres, Sadeng. Et là, c'est une belle surprise qui m'attends. En voyant la puissance du courant, la taille des vagues, je ne peux qu'admirer les pêcheurs qui reviennent les cales chargées de Thon, vendu à même la jetée.

Comme souvent, je suis le seul bule sur place. Je profite de cette halte pour prendre quelques photos et respirer les embruns. Il faut dire qu'après une heure et demie de mauvaise route, mon dos me rappelle ma récente hospitalisation. Sadeng, son petit port de pêche, ses eaux déchaînées donc, me donne un aperçu différent de tout ce que j'ai pu voir dans le pays. Bien loin des plages immaculées, ici, on ne se baigne pas, la mer est trop cruelle.

Je décide alors de repartir et ayant du temps devant moi, de me lancer à l'assaut de la route littoral. Mon objectif est de me rendre sur la plupart des plages de la région avant de rentrer à Yogya par la route du sanctuaire d'Imogiri (j'y reviendrais). De littoral, la route n'a au premier abord, que le nom. c'est plutôt entre collines et rizières que j'avale les kilomètres. Puis, en un instant,j'aperçois les vagues. Un coup d'oeil sur ma fidèle carte m'apprends que je suis à Sundak, la première de ces plages. Etendue de sable blanc sans personne à l'horizon. Je décide de profiter de ce laps de temps pour prendre un peu de repos sur la plage. Puis, je me déplace vers l'Ouest pour assister à un spectacle magnifique, celui de la mer déchaînée, des embruns virevoltants et d'un soleil timide mais toutefois présent.



J'éviterais par contre Krakal et ses nombreux "touristes" javanais. Toutefois, une inscription sur la route me pousse à stopper ma balade: une flèche suivie de "Bajak Laut", les pirates. Je plaisante alors avec un paysan local sur ces fameux pirates, bien absent de cet partie là de l'océan Indien. Mais la nuit commence déjà à tomber, et j'ai encore plus de 60 kilomètres à faire pour rejoindre Yogya. Au choix, la route de Wonosari, ou celle passant par le sanctuaire d'Imogiri. j'opte pour la seconde solution, et je ne serais pas déçu. A travers les montagnes, je découvre des paysages nouveaux et tout aussi sympathique.



Le soleil est maintenant bas sur l"horizon quand finalement, je rejoins le périphérique de Yogya. Une journée fatigante, mais toutefois intéressante. C'est vraiment le charme de cette région: la sensation d'une découverte continue.

dimanche 11 juillet 2010

samedi 10 juillet 2010

La dune de Depok




La convalescence, c'est sympa, mais on s'ennuie vite.N'ayant pas vraiment le courage de retourner tous les jours au travail, j'essaye de trouver des occupations autre que rattraper mon retard sur mes articles - retard du à cette fameuse hospitalisation.
En feuilletant des prospectus touristiques, je m'aperçois qu'il me reste beaucoup de chose à découvrir dans la région, et notamment une dune de sable, considérée comme un phénomène naturel unique. En effet, cette formation de sable volcanique s'étend entre les plage de Parangtritis et Depok. Avec ses allures désertiques, ce type de dune n'existe qu'en Indonésie et au Mexique. Reste a savoir comment les Indonésiens tentent de la préserver, et la meilleure façon de le savoir, c'est bien sur de s'y rendre!




Sur un coup de tête, je décide de partir dans l'après midi sur zone. Une bonne demi heure de moto, sur une route toujours aussi agréable, bordée par les rizières et collines. Une fois sur place, il convient de trouver la route bordant la dune, ce qui n'est pas si simple que cela. Mais avec un bon sens de l'orientation, un repérage préalable sur une carte et un peu de chance, on arrive à beaucoup de chose. Me voici donc sur une route déserte: à gauche, on peut distinguer l'océan Indien, derrière les dunes. A droite, un paysage mi désertique, mi sue-est asiatique. Chose rare dans le pays, enfin une route sur les bords de laquelle il n'y a pas une maison tous les 50 mètres. on se sent un peu isolé, ce qui ne fait pas de mal. Je m'arrête afin d'aller voir le bord de mer, en m'enfonçant dans les dunes. Mais il y a tant de chose à voir, je remonte en selle afin de rallier Depok. Au loin, j'aperçois un minaret dans le soleil: je ne suis plus en Indonésie, mais dans tout autre pays désertique.

Toutefois, Depok marque le retour à la civilisation: les Indonésiens se régalent des produits de la mer pêchés dans l'océan ou dans l'estuaire du fleuve. Je remonte le cours de ce dernier, avant de me décider à prendre un peu de temps sur la plage. Sur le sable volcanique, je décide de me reposer, profitant des embruns. Mais déjà, le temps semble menacer. Comme toujours, la saison des pluies n'est jamais vraiment terminée. L'obscurité faisant place à l'éblouissement constant du soleil, je préfère rentrer avant une grosse averse nocturne... et pourtant, j'y aurais droit, en arrivant aux limites sud de la ville.



Au final, une petite escapade sympathique dans un lieu calme. Je pense y retourner avant mon retour. mais voila typiquement le genre de chose qui risque de me manquer

dimanche 16 mai 2010

Pantai Kukup


Je décide de m’échapper de Baron et de sa cohue. Après tout, il n’y a pas grand-chose à voir. J’ai souvent entendu parler de Kukup, une plage située à 1 kilomètre à l’Est de Baron. Me voici à nouveau sur la route pour une courte escapade. Première surprise, il y a moins de monde, ce qui n’est pas désagréable. Seconde surprise, il faut marcher un peu plus pour se retrouver sur la plage. Et celle-ci n’est visible qu’au dernier moment, réservant alors toutes ses surprises. Du sable "blanc", un récif et au-delà, des vagues qui pour certaines dépassent les 3 mètres de haut, venant s’écraser sur les barres de rocher. A gauche, un « petit Bali », avec un immense rocher au sommet duquel l’on peut avoir une superbe vue sur une bonne partie de la côte.

Je profite du calme relatif pour observer les Indonésiens profiter des joies balnéaires. On va se baigner tout habiller ici. Enfin, c’est plutôt patauger que se baigner. Et je repense à mes recherches, à certains articles en attente de publication, et notamment sur la question de la vision maritime de l’Indonésie. Comment le plus grand État archipélagique du monde peut-il se contenter d’une vision centrée sur ses terres ? A voir l’appréhension avec laquelle les javanais appréhendent la baignade, je repense aux écrits d’Eric F., chercheur français spécialiste de la piraterie. Il s’interroge – à juste titre – sur cette relation que les javanais – hommes et femmes de pouvoir de l’Indonésie – ont avec la mer. Les légendes de la Déesse des Mers du Sud conjuguées à cette absence d’ambition maritime ont-elles alors un impact sur cette absence de vision maritime ? C’est fort probable.

Je laisse de côté ces réflexions afin de profiter au maximum de ma journée de vacances. Pas de baignade pour moi (je n’ai pas de t-shirt de rechange et je ne veux pas choquer les locaux en me baladant torse-nu) mais une bonne heure à regarder les vagues. Cet endroit est si reposant, la route est certes longue pour y accéder, mais quel bonheur ! C’est sur, j’y reviendrais, afin cette fois-ci de profiter de la mer. Il est temps de partir. Je m’attarde toutefois un instant sur les « aquariums » de fortune qui font aussi la réputation de Kukup. A même le sable, des « bas » délimités par une bâche plastique et des rondins de bois. Un peu de sable, une pompe et se côtoient des poissons de récifs multicolores, pêchés à même le rivage et attendant d’être vendu aux Yogyakartanais de passage.

Je reprends la route en décidant cette fois-ci de passer par ce que l’on pourrait considérer comme une nationale. Cette route, engorgée de camion, serpente dans le relief escarpé. Rien de bien difficile, mais voilà qu’un orage me surprends. Elle ne va donc jamais se terminer cette saison des pluies ? Me voilà dans une belle montée avec un véritable torrent qui dévale, malgré tout, les 125cm 3 de mon scooter me permettent de gravir cette côte. A son sommet, un panorama sur toute la plaine de Jogja. Malheureusement, le ciel est quelque peu couvert et il est impossible de distinguer le Merapi. Mais ce n’est pas grave, j’ai eu une belle journée. A peine arrivé, la pluie recommence à tomber et ne cessera qu’à 21h… Mais il est temps de se remettre au travail pour les deux derniers jours de la semaine !

vendredi 14 mai 2010

A la plage – part I




Quelle fin de saison des pluies ! Cela ne s’arrête pas, alors que nous devrions déjà être dans la saison venteuse, la meilleure de toutes selon mes camarades locaux. Eh bien non, tous les jours ce sont des trombes d’eau qui se déversent sur Java. Mais voila, ce jeudi, c’était jour férié (le fameux Jesus (Issa chez les Musulmans )naik). Et je n’avais qu’une envie, quitter Jogja, afin de prendre un peu l’air. N’ayant pas la volonté cette fois-ci d’aller jusqu’à Bali (mon camarade Espagnol y est encore pour quelques jours), j’ai toutefois une folle envie de me retrouver au milieu des embruns. Je connais déjà Parangtritis, mais j’entends parler depuis mon arrivée de deux plages situées à plus de 60 kilomètres de Jogja, pantai (plage) Baron et pantai Kukup. La promesse : des plages magnifiques où l’on ne peut malheureusement que patauger. La réalité sera un peu plus mitigée, comme vus le verrez. Un coup d’œil sur ma carte, quelques conseils glanés ici et là, et me voici jeudi à 8h30 sur ma moto, direction Baron. Toutefois, je n’ai pas spécialement envie d’emprunter la voie « rapide » et je me lance à l’aventure sur de petites routes.

Premier constat, la signalisation est plus que sommaire. Me voici sur une route parallèle et de moindre importance. Fort heureusement, j’ai ma fidèle carte avec moi, et je finis par me repérer. Deuxième constat, ça grimpe. Car il faut en effet franchir un petit massif afin d’arriver sur le bord de mer. Et là, après avoir traverser des rizières, je me retrouve sur de petites routes magnifiques, au milieu de la foret, avec des dénivelés importants tout le long. J’en profite pour m’arrêter de temps à autres et tenter un brin de conversation avec les habitants du coin. Mais la route reste longue. Après avoir passé le petit village de Dlingo, totalement reculé et isolé, je me lance à l’assaut de ce que je pense être la partie la plus facile de mon voyage.
Grave erreur, c’était sans compter sur une route en réfection sur plusieurs kilomètres. Ici, on ne s’embête pas : on détruit tout et on reconstruit tout en même temps. Pendant 3 bons kilomètres, me voici au pas, sur de la caillasse. Mais la récompense arrive, je sens déjà les embruns. Et me voici à Baron.

Comment décrire Baron? Du sable jaunâtre, des barques de pêches en pagaille sur le rivage, une rivière souterraine qui débouche sur une petite baie. Une odeur de poisson plus ou moins frais, des secouristes qui n’ont pas grand-chose à voir avec ce que l’on peut voir chez nous – il faut reconnaître que la baignade étant interdite à l’exception de l’embouchure de la rivière souterraine, leur travail est limité – et bien sur, des cerfs volants. Je trempe rapidement mes pieds dans l’eau, mais très vite, le nombre conséquent de personnes sur cette plage me pousse à me réfugier dans un warung, c’est restaurants en plein air, afin de commander un thé glacé. Il est alors temps d’aller voir Kukup, qui est sans doute le joyaux de cette côte bordée par la Mer du Sud.

Mais avant de vous décrire Kukup, une précision sur la dangerosité de la Mer du Sud. Pourquoi autant de vagues et de si forts courants ? C’est en fait très simple. L’Indonésie est située dans la ceinture de feu du Pacifique, elle en est même l’un des principaux points. Les volcans sont nombreux sur terre, ce qui laisse présager de la nature des fonds marins. En effet, de Sumatra jusqu’en Nouvelle Guinée, c’est le point de rencontre des plaques tectoniques qui borde l’archipel. Ainsi, qui dit plaques tectoniques dit souvent fosses océaniques. C’est le cas à Java, où à quelques kilomètres des côtes, les profondeurs deviennent abyssales. Ainsi, les courants sont importants. On me rapportait encore ce matin que les noyades sont nombreuses et les corps ne sont que fort peu souvent retrouvés.
Une illustration valant mieux qu’un long discours (le fameux pouvoir de l’image, si cher à une personne de la Marine que j’ai connu à Toulon), voila qui permet de comprendre pourquoi cette mer est si dangereuse.
Prochain message, la découverte de Kukup...
[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/b/b1/NASAJuly2006JavaEarthquake.JPG/300px-NASAJuly2006JavaEarthquake.JPG[/img]

mercredi 3 mars 2010

Borobudur



Dimanche matin, me voici dans l’attente de la voiture avec chauffeur réservée par mes camarades de l’UGM. Le chauffeur est à l’heure, et nous voici parti en direction de Borobudur. Ce nom peut sembler familier, et pour cause, ce temple construit au VIIIème et IXème siècle peut-être considéré comme le nombril du monde de la religion bouddhiste. Il s’agit du plus grand édifice de ce type jamais construit. Mais avant de l’atteindre, il faut parcourir la route séparant Jogja de Magelang, axe majeur de circulation. Comme pour mieux profiter du voyage, je me retrouve bloqué dans une petite ville où une cérémonie est organisée en l’honneur de la naissance du Prophète. Majorette, fanfares, chars, le tout encadré par tout ce que la région peut compter d’uniforme, nous ralentissent durant 30 minutes. Mais cela sera l’occasion de découvrir un nouvel aspect de la culture locale.

Une fois sur place, il est temps de gagner l’entrée pour visiteurs étrangers. En effet, à l’instar de l’ensemble des lieux touristiques, il convient de payer un prix différent des locaux. Ainsi, à Borobudur, l’étranger paye 10 fois le prix du citoyen indonésien, soit 11€. Rien de bien grave, mais je commence à être un peu excéder. Mais bon, on s’adapte. Vient la proposition d’une visite guidée que je ne refuserais pas. Mais à mes conditions. Me voici en train de marchander en indonésien afin d’obtenir une malheureuse ristourne de 5000 roupies ( 40 centimes). Question de principe. Mon guide, qui parle un français remarquable va me faire découvrir l’ensemble du site. Et je reconnais que je me suis régalé. N’étant pas un spécialiste des temples, j’avoue ne pas avoir profité de ces derniers en Thaïlande. Mais Borobudur, c’est différent. Je suis tout simplement époustouflé par la magie des lieux. L’architecture bien sur, la puissance que dégage cet imposant édifice, mais surtout le cadre. Cet ensemble de montagnes et collines, les deux volcans régionaux, l’un éteint, l’autre encore en activité, le panorama est magnifique.

Suite a cette visite, et disposant d’un peu de temps, je me mets en route, toujours accompagné de mon fidèle chauffeur, pour Ketep Pass. Il s’agit d’un musée et d’un observatoire consacré au fameux volcan Merapi dont je ne cesse de vous parler. Première déception, pas possible de voir le volcan. Le temps est par ailleurs tellement mauvais que nous n’atteindrons que difficilement le sommet. Une fois sur place, je profite d’un peu de calme devant un documentaire et dans le musée. Disons le franchement, je préfère ne pas être là lors de la prochaine éruption. Le Merapi est considéré comme l’un des volcans les plus actifs – et les plus dangereux – du monde. Ce qui aujourd’hui inquiète les scientifiques, c’est la formation d’un dôme de lave solide à son sommet, menaçant d’exploser. Tous les 10 ans, une éruption se produit.
Je commence à peine à découvrir le Merapi qu’il me faut repartir vers Ratu Boko, à Jogja. Ratu Boko est en fait un ensemble de temples hindouistes situé à proximité de Prambanan, déjà évoqué sur ce blog. Sa particularité est d’être installé sur une colline dominant toute la plaine de Jogja. Mon chauffeur décide d’emprunter les petites routes afin de découvrir les plantations de palmiers* et les rizières. Les paysages sont sublimes, je me rend compte de la difficile vie des paysans indonésiens.
Mais le soleil commence à disparaitre, et il me faut rejoindre Ratu Boko afin d’assister à son coucher. Et là, si le spectacle ne vaut sans doute pas Phuket ou Krabi, il n’en reste pas moins magnifique. Je suis subjugué par le cadre même. Au loin, les volcans endormis et la ville de Jogja. Plus proches, l’ensemble hindouiste de Prambanan. Et face à moi, cette colline dégagée, à la verdure rappelant les paysages celtiques et ces temples. Je ne regrette pas d’avoir rejoins cet endroit. Une fois renté, je pars diner, la tête pleine de tout ce que j’ai pu voir ce weekend. En l’espace de 3 jours, me voici à la montagne, puis à la plage et à découvrir des merveilles de l’histoire de l’humanité.

• A ce sujet, il convient de noter que l’exploitation de ces palmiers, afin de produire de l’huile de palme, ravage l’écosystème indonésien. La faune, la flore sont les premières victimes de cette exploitation intensive. Si aujourd’hui, l’Indonésie ne peut se passer de cette rente, car il s’agit quoi que l’on puisse en dire, d’un pays en voie de développement, nous pouvons au quotidien lutter contre ces ravages. Le produit phare constitué d’huile de palme, et je sens que beaucoup vont être déçu, c’est le Nutella et assimilé. Moralité, pensez à tous les animaux sauvages, à l’ensemble de la biodiversité que vous protègerez en remplaçant ce dernier par de la confiture ;)

lundi 1 mars 2010

En attendant Borobudur


En attendant un récit de ma visite de Borobudur et de Ratu Boko, voici le lien pour les photos. Le message arrivera dans la semaine, dès que j'aurais un peu de temps.

http://picasaweb.google.com/alban.sciascia/BorobudurRatuBoko?authkey=Gv1sRgCMGpqZD98LOrYA#

samedi 27 février 2010

En route pour « Paris »




« Paris », c’est ainsi que les Javanais nomment la plage de Parangtritis. Située à 35 km de Jogja, elle est envahie le weekend. Pourtant, point de baignade possible ici. Les vagues de l’Océan Indien, dépassant les 5 mètres de haut, et les forts courants interdisent toutes tentatives. Et n’ayez pas l’audace de porter du vert, sous peine de voir la déesse des mers du sud vous happer dans les tourbillons de l’océan. Le portrait dressé n’est donc pas forcément fameux. Il n’en demeurent pas moins que je suis comme attiré par cette plage. Il existe pourtant de jolies plages, certes plus loin. Mais cela sera pour une autre fois.
Me voici parti en direction du lieu de villégiature des habitants de Jogja. 35 km, soit une heure de route. Enfin, encore faut-il pouvoir sortir de la ville. La route est relativement bonne, bien que fréquentée. Comme toujours en Asie, le comportement sur la route peu donner lieu à des scènes cocasses mais surtout effrayante. La meilleure solution est donc de serrer le bas côté de la route. Profitant de quelques arrêts photos, je rejoins la station balnéaire après une bonne heure de route. Bien mp’a pris de prendre une veste. Non pas pour le climat, d’ores et déjà étouffant, mais pour les coups de soleils. Mes pieds, mes jambes et mes mains vont me le rappeler encore quelques jours.

Enfin, la plage : 4 km de sable gris volcanique, une mer tumultueuse (plus que je ne pouvais m’y attendre), et de nombreuses personnes qui viennent effleurer la mer. Sur la gauche, les falaises ajoute au cachet de l’endroit. La plage est parcourue par des calèches, et le calme est appréciable.
Mon statut d’unique « bulé » sur place, me vaudra une séance photo, comme à Jakarta. J’accepte volontiers, et me lance dans une conversation en anglo-indonésien. Les Indonésiens sont toujours agréablement surpris si l’on essaye de parler leur langue, et cela facilite le contact. Comme à l’accoutumé, on me demande d’où je viens, et je dois confirmer que l’Equipe de France de football est sans doute le meilleur outil de notre diplomatie culturelle ! Frank Ribery, Thierry Henry, Karim Benzema, et bien sur Zidane !
Vers midi, je me décide à partir à l’aventure, je récupère ma moto, et me voila au sommet des falaises pour une heure et demi de pur plaisir, sur une route de montagne, proche de la mer, mais surtout encerclée par les rizières. Ici, je m’arrête auprès des paysans, chargés de fagot divers. Là, des écoliers m’interpellent, tout sourire. Un peu plus loin, ce sont des bucherons, puis un chasseur – enfin plutôt un braconnier -. Une petite vieille tient un stand de boissons, au milieu de nulle part, un vieil homme fume cigarettes sur cigarettes au bord de la route. Plus loin, la sortie de la mosquée. Les gens me demandent de m’arrêter :
« dari mana ? » (d’où tu viens)
Apa Kabar ? (comment ça va ?)
« Anda bisa bicara bahasa Indonesia ? » (tu sais parler indonésien ?).


Les questions se succèdent et je suis toujours accueilli avec une gentillesse extrême. Ici, la préoccupation des gens quand ils aperçoivent un bulé, ce n’est pas l’argent qu’ils vont en tirer. C’est tout simplement de comprendre ce que le bulé vient faire, qui il est, pour engager la conversation. Une curiosité qui n’est pas malsaine, mais plutôt marquée par une ouverture d’esprit.

Ime revoila sur la route, retour vers Parangtritis, mais avant tout, je souhaite m’arrêter à l’hotel Queen of The South, pour profiter d’un panorama formidable, de la piscine et d’un repas. Manque de chance, l’hôtel est fermé. Mais le réceptionniste m’offre une noix de coco et me fait visiter les locaux. Je peux alors admirer un superbe panorama, avant de me remettre en route pour Jogja. Le retour me parait interminable, mes coups de soleil commencent alors à se faire sentir.. Et pour couronner le tout, la circulation dans la ville est tout bonnement incroyable. Mais je rejoins enfin ma petite maison, avant de rejoindre quelques amis pour un repas… italien.

Me voici rentré afin de prendre un peu de repos avant mon départ demain pour le clou du weekend, le temple de Borobudur, que certains compare au nombril du monde.

Pour rappel, les dernières photos sont disponibles ici:http://picasaweb.google.fr/alban.sciascia/20100227Parangtritis#

A la montagne



Enfin, un long weekend ! Et me voila en train d’essayer de caser en 3 jours 3 destination différentes. A l’ origine, je comptais passer ces quelques jours à Bali. Toutefois, j’ai préféré profité de ce temps pour visiter certaines régions proches de Jogja. Tout commence jeudi soir, avec une fin de semaine chargée, aussi bien en travail qu’en pluie. Le weekend s’annonce alors pluvieux, mais l’ensemble du staff quitte les locaux afin de profiter du temps libre en l’honneur de la naissance du prophète.
Le vendredi, me voici en route pour récupérer le batik que j’ai réalisé dimanche dernier avec certains amis. Puis, me voilà en direction de Kaliurang. Cette petite bourgade d’altitude (900 mètres), adossée aux parois du Merapi, se situe à une trentaine de kilomètre de Jogja. En gros, une heure de moto, dans la dense circulation. Une fois sur place, malgré le temps maussade, je suis satisfait de pouvoir profiter de l’air frais et d’un petit parc où pullulent… les singes. Chapardeurs, sans gènes, ces bestioles ne se sentent pas le moins du monde dérangées par les humains venant profiter du calme. Je profite de cette ballade pour prendre quelques photos, mais le temps se couvre et je décide de retourner tranquillement sur Jogja. Une fois arrivée, certains membres du staff m’ont réservé une surprise : une soirée karaoké. Je rejoins donc Sofy, Hutan, Ana et Nela dans une sorte de centre commercial du karaoké. L’expérience est surprenante : nous voila dans une salle d’une vingtaine de mètres carrés, avec un choix nnon negligeable de chansons et bien sur un service de boissons et de nourriture.
A la suite de ce début de soirée, nous finirons avec Hutan à boire du thé dans un warung, ces petits restaurants de plein air, qui pullulent en Asie. Mais il est temps de rentrer, le programme de demain est lui aussi chargé ! A l’origine, je devais aller à Borobudur en moto. Mais face aux conseils répétés de mes amis, je décide de reporter au dimanche afin d’aller à Borobudur en voiture… avec chauffeur !
Le samedi sera donc consacré à la plage… mais sans baignade !

un long weekend


En attendant un récit détaillé de ce long weekend, voici un premier lien pour les photos.
Vendredi, montagne.
Aujourd'hui, plage.
Demain, temple.
Beaucoup de choses à raconter, beaucoup de rencontres le long des routes indonésiennes.

Pour la première salve de photos, voir ici:
http://picasaweb.google.fr/alban.sciascia/20100227Parangtritis#